DIABÉTIQUE UN JOUR - DIABÉTIQUE TOUJOURS

Publié le 15 Septembre 2017

L’annonce d’un diagnostic par le médecin quelle que soit la maladie est toujours une épreuve. Elle peut bouleverser brutalement votre environnement familial, professionnel et perturber votre vie quotidienne et celle de votre entourage.

 

Mon histoire débute à l’automne 2007. Divers troubles que j’associais dans un premier temps à une fatigue passagère à l’approche des mauvais jours se sont étrangement manifestés : troubles de la vue, lassitude anormale, apparition de mycoses difficiles à soigner, sentiment de déshydratation m’obligeant à boire des quantités anormales de liquides (j’apprendrais plus tard qu’autrefois cette maladie portait le nom de « maladie de la soif »).

Les symptômes allant en s’accentuant, l’inquiétude prit le pas sur la nonchalance. Une consultation et des analyses s’imposaient sans tarder. Quelques jours plus tard, les résultats tombaient comme un couperet.

Glycémie 3,40 g, hémoglobine glyquée 10,9% (la valeur normale se situe entre 4 à 6%, et doit rester inférieure à 7%).

Sans dramatiser outre mesure mais en prenant les choses au sérieux, le médecin m’annonçait que je venais de faire mon entrée dans le « club » en pleine expansion des diabétiques. Compte tenu des taux élevés de ma glycémie et poursuivant son analyse de la situation, préoccupante malgré tout, il décida la prudence. Ne souhaitant pas s’engager dans une thérapie au risque de commettre une erreur, il choisit de me confier aux bons soins d’un spécialiste nutritionniste diabétologue. Décision honorable et professionnelle dont je le remercie.

 

Le diabète : comme beaucoup, j’avais une vague idée de sa signification, ignorant, par contre, totalement à quelle réalité je me trouvais brutalement confronté.

Il est important que le diabétique connaisse parfaitement sa maladie, ses origines, la manière de l’aborder, les différents traitements éventuels, les conséquences et les objectifs à atteindre. Bien s’informer est une priorité et il est bon, ici, de faire quelques simples rappels. Sournois, silencieux, indolore, le diabète s’installe et peut évoluer pendant des années sans que l’on puisse ressentir le moindre désagrément. Le diagnostic est généralement tardif. Il intervient bien souvent quand on découvre les premières complications qui, malheureusement peuvent être particulièrement destructrices (troubles cardiaques, reins, foie, yeux, pieds…) et être souvent source de handicaps. Le diabète est la première source de cécité et d’amputation en France.

Devenir diabétique, c’est avoir perdu la capacité à réguler son taux de sucre dans le sang. C’est une maladie métabolique qui se caractérise par une hyperglycémie chronique, conséquence d’un défaut de sécrétion partielle ou totale d’une hormone par le pancréas : l’insuline.

Selon les critères de l’OMS, on est diabétique lorsque la glycémie mesurée à jeun dépasse 1.26 g/l à deux reprises. On distingue trois types principaux de diabète :

1/Le diabète de type 1 : il apparaît chez l’enfant même très jeune ou le jeune adulte. Dans ce cas, le pancréas est totalement inactif et ne secrète plus d’insuline. Ce diabète concerne environ 10 % des diabétiques.

2/Le diabète de type 2 : autrefois appelé diabète d’âge mûr. Il touche désormais des personnes de plus en plus jeunes en surpoids qui consomment trop de sucres raffinés, de produits gras et manquent d’activité physique. Ce diabète concerne 90 % des diabétiques en France et dans les pays industrialisés.

3/Le diabète gestationnel : il touche bon nombre de femmes enceintes.

Être diabétique, c’est donc avoir perdu la faculté de réguler de façon optimales son taux de sucre sanguin, ce taux de sucre considéré comme une constante chez les sujets indemnes de cette maladie.

 

Maladie à double composante génétique et environnementale, elle se soigne mais ne se guérit pas. « Diabétique un jour, diabétique toujours » dit-on.

 

Il n’est pas possible d’agir sur le facteur génétique car on naît prédisposé ou non au diabète (souvent de type 1). Il est par contre possible d’agir sur les facteurs environnementaux qui sont l’alimentation, la qualité de vie et l’activité physique.

En effet, le développement de l’alimentation hors domicile, le travail en horaires décalés, la déstructuration de la prise alimentaire, la déritualisation des repas, l’apparition d’aliments transformés riches en graisses, sucres et édulcorants et pauvres en nutriments contribuent largement à une mauvaise évolution de notre alimentation qui ne respecte plus l’équilibre nécessaire. Ajoutons à cela une sédentarisation accrue qui s’explique par une transformation des conditions de vie liées aux évolutions technologiques : moyens de transports, réduction du travail manuel, activités passives (TV, ordinateurs, jeux vidéos…).

 

LE DIABÈTE EST LÀ, IL FAUT S’ADAPTER ET FAIRE AVEC !

Pour tout diabétique, il y a eu l’avant, il y aura l’après. Un vilain « petit diable » s’est invité dans votre vie et ne vous quittera plus. Cette prise de conscience de n’être plus tout à fait comme tout le monde provoque une certaine anxiété. La brusque irruption de la maladie bouleverse d’un coup le rapport au temps, aux autres, à l’insouciance et aux plaisirs. Elle peut être vécue comme un handicap permanent, un frein social, personnel et professionnel. Elle véhicule aussi l’idée reçue d’une alimentation qui impose un « régime strict » excluant tous plaisirs de la table. Ce qui est faux, bien sûr !

Il est vrai que pour certains les plaisirs de la vie résident dans les excès. Il en résulte que par méconnaissance, de nombreuses personnes préfèrent se réfugier derrière la prise de médicaments ou purement et simplement cacher leur maladie à leur entourage par peur, sans doute, d’une certaine forme d’exclusion. Chacun réagit selon sa personnalité, son caractère et ses moyens.

En ce qui me concerne, je ne pouvais faire de ce diabète une simple menace qui susciterait une angoisse quotidienne, de même qu’elle ne pouvait signifier éternellement une perte de liberté portée en deuil avec résignation. Confronté à cette réalité, il faut

« faire avec » et agir pour préserver une qualité de vie tout en se protégeant des complications. Vous êtes propriétaire et maître de votre corps et vous pouvez vous soignez en respectant certaines règles alimentaires.

 

Molière, dans sa pièce "Le médecin malgré lui", a écri : « Ne faisons pas de notre corps une boutique d’apothicaire ».

Il avait raison. Sommes-nous obligés de prendre systématiquement des médicaments pour le reste de notre vie ? Sont-ils réellement la solution unique pour le surpoids et le diabète de type 2 ou d’autres problèmes qui peuvent survenir avec l’âge ? On peut se poser la question. N’y-a-t-il pas des solutions plus simples ?

Pour le diabète de type 2, envisager, dès le départ, exclusivement la prise de médicaments pour se soigner est une décision qui symbolise, à mes yeux, un manque de volonté pour éviter de modifier ses mauvaises habitudes alimentaires. C’est la solution de facilité qui fait entrer dans un cercle vicieux : « Je prends des médicaments donc tout va bien ». Combien de fois ai-je entendu des personnes prendre une double dose d’insuline en prévision d’une réception ? Quelle erreur et quel danger !

Plus le diabète augmente et plus la prise de médicaments s’intensifie, alors qu’il suffirait seulement de changer sa manière de manger sans pour autant se priver des plaisirs de la table.

 

PERDRE DU POIDS

Lorsqu’il existe un surpoids (ce qui était mon cas) ou une obésité associés au diabète, la perte de poids est indispensable pour arriver à un bon équilibre glycémique. L’essentiel est de bien comprendre combien il est important d’avoir une alimentation équilibrée et adaptée à sa maladie tout en luttant contre la sédentarité. Le diabétique convaincu par un praticien convaincant a toutes les chances d’être motivé pour évoluer et changer ses habitudes. Un diabète de type 2 peut être parfaitement équilibré même en l’absence de traitement grâce à de bonnes habitudes alimentaires et d’hygiène de vie.

J’ai compris rapidement qu’il me faudrait faire ces choix. Penser autrement, évaluer, adapter, corriger, équilibrer en acceptant une certaine discipline sans pour autant parler de rigueur absolue.

 

Une pincée de motivation, un soupçon de discipline cela peut paraître difficile mais c’est tout à fait faisable. On peut perdre du poids en rééquilibrant son alimentation tout en respectant certaines règles qui devraient être celles d’une alimentation normale tout en restant dans le plaisir de l’assiette.

Rédigé par Yves de Saint Jean & Catherine Gilles

Publié dans #Conseils - Infos

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M
bonjour.merci pour votre super blog.
je suis lecteur régulier depuis quelques temps et j'apprécie la qualité de ses articles.
Pour moi ce qui a bien fonctionner c'est cette méthode https://bit.ly/finiraveclediabéteàvie.
je vous le conseille mes amis ca vaut vraiment le cout
elle aide des milliers de personnes a bien manger et ca ma beaucoup aidé.
on me la conseillé et j'ai tout fait pour l'avoir.au final j'ai eu resultat exceptionnelle.
Pour moi c'est le bonheur de tout le monde qui compte.
merci et à bientôt
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