LE REGIME, CA NE MARCHE PAS

Publié le 20 Septembre 2017

« La perte de poids est une course d’endurance ».

 

Réapprendre à manger, c'est aussi réapprendre à faire de la cuisine. La diététique ne doit être ni une torture, ni être incompatible avec les plaisirs de la table.

Elle doit être « gastronomisée ».

 

La première des choses à ne pas faire si l’on souhaite maigrir, c’est de croire aux miracles ou aux solutions de facilités et de demander à un cocktail chimique médicamenteux type anorexigène-diurétique-laxatif de se substituer à un manque de volonté. En ce qui concerne les anorexigènes ou « coupe-faim » on connaît certains exemples dramatiques récents. Quant aux diurétiques ou laxatifs à ce que l’on sache, « ils ne font pisser que de l’eau et pas d’huile ».

On est sûr de la rechute avec en prime des malaises possibles et des kilos supplémentaires qui reviennent au grand galop dans les jours qui suivent l’arrêt du traitement.

Quand on a décidé de perdre du poids, il faut le faire sans médicament sinon cela revient à soigner une maladie pour en créer une autre.

Alors oubliés les marchands des dernières inepties et trouvailles diététiques à la mode qui font davantage fondre son propre compte en banque que les quelques bourrelets mal placés.

Perdre du poids ne veut pas dire mourir de faim cela signifie simplement manger différemment, compléter de quelques « pilules » d’activité physique et de sport, médicament irremplaçable et indispensable (et que l’on ne trouve pas en pharmacie).

 

Mon Choix : l'Equilibre Alimentaire

J’entends déjà les questions : aurais-je faim avec cette alimentation ?

La cuisine sera-t-elle bonne ?

Manger, c’est se nourrir mais c’est aussi échanger, partager avec d’autres autour d’un bon plat : plaisir, émotion et bien-être. Qui peut accepter de vivre en permanence de steak grillé, de carottes râpées sans huile, d’endives vapeur et de bouteilles d’eau ?

Le diabétique peut-il manger de tout ?

Pratiquement Oui !

Malgré les contraintes imposées par le diabète, sa cuisine ne doit pas être punitive ni restrictive. Elle doit être bonne et conviviale.

Équilibre alimentaire ne signifie pas mauvaise alimentation et cuisine fade, ennuyeuse, longue et compliquée. Il ne signifie pas renoncer au plaisir, l’aspect réjouissant doit être préservé. Diététique n’est pas synonyme de torture.Tout comme l’ennui, l’inappétence naît souvent de l’uniformité. Dégustée chaque jour par les mêmes palais, la cuisine familiale doit éviter de demeurer monotone. Il faut la varier, mettre de la couleur et qu’elle ait du goût. Diversité, qualité mais aussi simplicité, choix des aliments et présentation variée ouvrent l’appétit. Les papilles doivent être mises en éveil par du nouveau, de l’imprévu. En faisant le choix de privilégier un équilibre alimentaire sans prise de médicaments, il nous a fallu repenser entièrement notre façon de nous alimenter, être imaginatif tout en faisant simple et utiliser de bons produits accommodés à notre goût. Passer à table doit être un moment attendu et un plaisir partagé.

Le diabétique ne doit pas se sentir exclu !

Cette réussite ne peut être pleine et entière que si l’épouse ou la personne qui partage votre vie accepte de s’adapter et de modifier sa façon de cuisiner.

Ma Méthode : Le Cahier d’Écolier

Pour respecter l’équilibre alimentaire, il est primordial de garder en mémoire ses repas au quotidien. Sans un minimum de discipline, le dérapage est vite arrivé et ce peut être l’échec assuré.

Qu’a-t-on mangé hier ou avant hier ?

Bien malin celui qui peut le dire dans le détail. Il faut prendre conscience qu’un équilibre alimentaire ne peut fonctionner que s’il s’installe dans la durée et qu’une recette seule si elle n’est pas incorporée dans un menu n’a pas grande signification.

Ainsi l’idée du carnet et des cahiers d’écolier s’est imposée logiquement : simple, rapide et efficace.

Depuis l’automne 2007, je note scrupuleusement mes petits déjeuners, déjeuners et dîners quotidiens, sans oublier les réceptions chez des amis ou les repas au restaurant. Ce geste simple, automatique, qui ne prend que quelques minutes par jour est devenu un soutien presque un réconfort. Au début de la maladie, les conseils, corrections et commentaires de la diététicienne mais surtout l’aide permanente, efficace et créative de mon épouse, Catherine Gilles, véritable talent culinaire, ont permis de concrétiser mon équilibre alimentaire tout en conservant ce plaisir indispensable de l’assiette. J’ai retrouvé mon poids idéal et surtout stabilisé ma glycémie, preuve s’il en est que la dimension équilibrée de l’alimentation est incontournable dans la prise en charge de la maladie, permettant ainsi de pouvoir vivre quasi normalement avec son diabète.

 

OCTOBRE 2007

110 kg - Glycémie 3,40 g - Hémoglobine glyquée 10,9% (valeur normale 4 à 6%, valeur souhaitable chez un diabétique inférieure à 7%).

SEPTEMBRE 2017

85 kg - Glycémie 1,20 g - Hémoglobine glyquée 5,9%.

Pari gagné ! J’ai réussi à équilibrer ma glycémie et à perdre 25 kg sans pour autant entrer dans une thérapie médicamenteuse.

 

Fort de ces résultats, il m’a paru important de partager mon expérience, mes réflexions et mes découvertes avec le plus grand nombre, malade ou non car un équilibre alimentaire convient parfaitement à un non diabétique.

La méthode que j’utilise depuis 10 ans est basée sur une idée simple :

Ma santé future ne peut être le résultat que d’une alimentation saine et équilibrée associée à une activité physique régulière et une qualité de vie optimale.

Changer ses habitudes n’est pas toujours chose aisée mais la récompense peut être immense quand vous voyez les résultats ! 

 

Attention Néanmoins :

Ma démarche, les conseils et informations de ce blog

ne peuvent en aucune façon supprimer les analyses trimestrielles et les conseils d’un médecin spécialiste ou diabétologue qui vous connaît et agira en fonction de votre métabolisme. Chacun a sa propre histoire.

Par contre, je suis intimement convaincu que si vous respectez un bon équilibre alimentaire et une activité physique régulière, vous obtiendrez des résultats significatifs à la fois sur votre taux de glycémie et votre poids.

Ils vous conduiront, sans aucun doute, à diminuer la prise de médicaments voir peut-être à la supprimer totalement - Nous parlons bien de diabète de type 2 -

 

En ce qui me concerne, comme je vous l'ai déjà précisé, dès l'annonce de ma maladie, je n'ai jamais pris de comprimé.

Ma reprise en main sur le plan alimentaire s'est révélée très vite positive. Mon médecin m'a fait confiance et le résultat est là.

Rédigé par Yves de Saint Jean & Catherine Gilles

Publié dans #Conseils - Infos

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M
très intéressant merci pour ce rappel cordialement marielou
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