LA PAUSE SANDWICH - OUI ! - MAIS ?

Publié le 31 Janvier 2018

 

Déjeuner sandwich de temps en temps ne pose pas de problème particulier. Le souci est que dans notre société actuelle beaucoup de personnes, adolescent, jeunes adultes et même adultes sont dans l'aspect plaisir, le côté santé étant totalement occulté. On préfère le sandwich pâte à tartiner au chocolat plutôt qu'à la tomate ou au poulet.

Quand on sait qu'une cuillère de pâte à tartiner correspond à une cuillère à soupe d'huile et à 2 sucres ou qu'un soda est l'équivalent de 7 sucres, cela donne à réfléchir sur les conséquences dramatiques à venir.

 

Alors pause sandwich : Oui ! Mais pas à n'importe quelles conditions.

 

 

Journée continue, réunions à la chaîne, étudiants en mal de budget alimentaire et c’est le déjeuner traditionnel qui part en miettes. Par goût ou par nécessité, il faut manger vite et pas cher alors restauration rapide, sandwichs, « snackings » ont, depuis quelques années, le vent en poupe.

En l’espace de quelques années les ventes de sandwichs se sont envolées. On en consomme près de 2 milliards chaque année en France.

Si le sandwich permet de gagner du temps sur les pauses déjeuner, souvent de plus en plus courtes (une demi-heure environ), il est important de faire de ce moment l'équivalent d'un vrai moment de repas.

Il faut, dans la mesure du possible sortir de son lieu de travail, prendre son temps et se consacrer une bonne vingtaine de minutes à cette pause.

 

Pour que le sandwich puisse satisfaire tous les besoins nutritionnels comme un repas, il doit, pour cela, contenir protéines, lipides et glucides en quantité raisonnable et raisonnée pour éviter tout grignotage en cours de journée.

 

Si les différentes « formules-déjeuners » peuvent présenter un intérêt, l’équilibre alimentaire doit rester présent à l’esprit et il est indispensable de prendre les bonnes décisions.

 

 

Un bon petit-déjeuner

 

Négliger le petit déjeuner et c’est être assuré de terminer la matinée affamé avec des décisions au comptoir qui seront davantage guidées par l’appétit, la gourmandise que par la raison.

Il est donc important de s’imposer un bon petit déjeuner, conséquent et équilibré, qui évitera les mauvais choix à la sandwicherie.

 

 

 

 

Le choix du pain

 

Le pain est un élément essentiel de cette pause sandwich. Il faut arrêter de penser que le pain fait grossir. Par contre le choix du pain est important. Le « vrai » pain de fabrication artisanale est fait de farine, d'eau, de sel et de levure. Il ne contient ni sucres ni produits chimiques de conservation à la différence de pains industriels qui pour une conservation plus longue contiennent le plus souvent des graisses de mauvaise qualité, du sucre et des édulcorants responsables de la prise de poids.

De plus le pain industriel ne contient pas ou peu de fibres, possède un indice glycémique élevé et sa consistance molle ne favorise pas la mastication et donc la satiété.

On choisira un pain complet de campagne ou aux céréales plus riche en fibres, vitamines et minéraux qu'un pain blanc.

 

 

 

 

Garniture et variété

 

Un repas « sandwich » peut parfaitement correspondre à un repas équilibré.

Tout dépend de la garniture et des ingrédients qui vont le composer. En ce qui concerne l'apport de protéines, il est bon d'alterner entre protéines maigres comme le blanc de poulet ou de dinde, le jambon blanc, le thon ou le saumon et les protéines grasses comme les œufs ou la charcuterie. Je ne parle pas des rillettes que le diabétique doit éviter.

L’important est de jouer sur la variété. Qu’ils soient au jambon, poulet ou au thon on peut y associer une salade verte, des tomates, concombre, carottes radis, rondelles de tomates, du fromage (chèvre, emmental, camembert...). Cela contribue à donner de la couleur, du goût, des fibres et des vitamines. Pour donner de la saveur ajouter de la moutarde ou des cornichons. On évitera l’assaisonnement mayonnaise surtout industrielle, les sauces grasses et sucrées et même si le jambon beurre a toujours la cote, on limitera la quantité de beurre.

Si l’on fait le choix d’une salade, garder une faveur pour l’assaisonnement à l’huile d’olive.

Dans tous les cas privilégier le vrai à l'allégé.

 

On restera prudent face aux croques-monsieur, quiches (privilégier celles aux légumes ou au saumon), friands, hot-dogs, kébab, et autres burgers de fast-food, riches en graisses et sucres (frites, sauces...).

 

 

 

 

Dessert et boisson

 

Pour le dessert, le complément idéal reste le fruit cru, en compote, en salade de fruits composée ou en association avec un laitage (yaourt, fromage blanc).

L’eau reste la boisson privilégiée en se dispensant de jus de fruits et sodas riches en sucres.

 

 

 

Où acheter son sandwich ?

 

Si le sandwich de grande surface est moins onéreux, cela reste un produit industriel peu rassasiant car souvent composé de pain de mie. Autant acheter une baguette et deux tranches de jambon et faire son sandwich soit même.
L'acheter en boulangerie présente l'avantage d'avoir un « vrai pain ». Il est même possible de le faire fabriquer sur mesure avec ou sans mayonnaise et ou beurre.

 

Mais la vraie la formule est le fait-maison concocté à sa façon avec du vrai pain, des légumes frais et qui répond à toutes les exigences gustatives. Le fait-maison dégusté sur le coin du bureau ou à la cafétéria permet de mieux équilibrer son alimentation (on tient compte de ce que l’on a mangé le midi pour le dîner du soir) tout en faisant des économies non négligeables.

 

On y gagne sur tous les plans et pour le diabétique il n'y a pas de soucis particuliers !

 

Bon appétit !

 

 

Rédigé par Yves de Saint Jean

Publié dans #Conseils - Infos

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