MALBOUFFE ET COMPAGNIE

Publié le 9 Juillet 2019

 

 

« Julie par ci, top-chef par là, super-cuistot, pâtissier, boulanger » etc...télévision, radios vantent à longueur d'émissions ce qui devrait être la vraie cuisine. L'idée est bonne et sympathique et pourtant fast-food, malbouffe, plats ultra-transformés représentent une des rares branches alimentaires à tirer son épingle du jeu en ces temps difficiles où les ménages choisissent massivement des lieux où l'addition alimentaire leur semble la plus basse. Est-ce certain ? Pas si sûr, car ce type de restauration dans l'air du temps satisfait un autre besoin devenu essentiel dans une société moderne, suractive et pressée : aller toujours plus rapidement. On bien peut se demander pourquoi ? Les pauses déjeuner se raccourcissent ( 30 mn actuellement contre 1h30 en 1975).

Il faut manger vite !

Saviez-vous, pour l'anecdote, qu'au Japon dans certains de ces établissements, on ne paye pas la quantité que l'on mange mais le temps passé à table.

 

Ajoutons que cette nourriture grasse et sucrée  appauvrie en vitamines et fibres fait la part belle au chimique avec pléthore d'additifs et d'édulcorants ( boissons light à l'aspartame..).

Elle ne contient que deux saveurs principales sur six : le sucré (pain, viande, soda) et le salé (frites, hamburger..). Pour mémoire, les 6 saveurs sont : le sucré, le salé, l'aigre, l'amer, le piquant et l'astringent.

Une nourriture déséquilibrée, à ce point, à laquelle il manque la plupart des saveurs devient difficilement digérable. Elle est à l'origine d'insatisfaction corporelle et engendre une impression de faim plus rapidement.

Pour compléter ce tableau peu reluisant, dans beaucoup de pays les OGM sont autorisés (tomates, soja, maïs...). Ils servent également à nourrir bétail et volaille avec quelles conséquences ?

 

 

 

 

Des risques pour la santé :

 

A court terme cette nourriture a pour effets lourdeur d'esprit, léthargie et avidité avec à long terme des résultats catastrophiques en terme de santé : obésité, hypertension, maladies cardiovasculaires, diabète, dépression, troubles biliaires, cancers etc...

 

« Bien que pratique, d'un prix abordable et bien adapté à un mode de vie trépidant, le fast-food présente un taux élevé de calories, de graisses, de graisses saturées, de sucres et de sel. »

 

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette affirmation ne provient pas d'une quelconque association de consommateurs mais bien du site interne d'une grande chaîne de restauration rapide qui déconseillait carrément à son personnel le fast-food. (article Le Parisien 27/12/2103).

 

http://www.leparisien.fr/insolite/etats-unis-mcdo-deconseille-les-fast-food-a-ses-salaries-27-12-2013-3443613.php

 

Et l'employeur de poursuivre dans un chapitre « effets secondaires » :

« Garder un équilibre alimentaire n'est pas facile avec le fast-food, parce qu'on ignore comment cette nourriture est préparée. Par exemple beaucoup de restaurants mettent beaucoup d'huile et de beurre dans leurs préparations, et ne proposent pas forcément une option « basse calorie ». Beaucoup de restaurants ont remplacé les graisses animales par des huiles végétales hydrogénées pour les fritures.

Les grosses portions, de leur côté, n'aident pas à maîtriser la consommation.(...) En général les personnes souffrant de pression artérielle, de diabète et de problèmes cardiaques doivent être prudents concernant la restauration rapide, à cause des teneurs élevées en graisse, sel et sucres. »

 

On croit rêver !

 

 

 

 

Certains d'entre vous ont peut être vu ce film documentaire américain réalisé par Morgan Spurlock en 2004 « Super Size me » dans lequel ce dernier décide pendant un mois de manger exclusivement dans un fast-food au logo bien connu.

Après ces trente jours et un bilan complet réalisé par trois médecins qui suivent son expérience, Morgan Spurlock a pris 13 kg, son foie s'est dégradé. Il a perdu toute son énergie et sa motivation. Il est devenu totalement accro au sucre, au gras et sa vie de couple est devenue un enfer.

 

https://www.youtube.com/watch?v=JsMwvTnu5Bc

 

Il va mettre plus d'un an à s'en remettre, retrouver un poids normal et un équilibre alimentaire.

Parallèlement à son expérience, il va s'intéresser au système alimentaire américain à travers les cantines, l’État et les représentants de l'agro-alimentaire. Il va découvrir un système mené uniquement par l'argent au détriment de la santé des consommateurs.

Aux États-Unis 30% des hôpitaux hébergent dans leur structure un fast-food. Ce n'est fort heureusement pas (encore) le cas en France.

 

En France, même si les statistiques nous disent qu'il y a une stagnation de l'obésité, celle-ci touche environ 15,3% de la population (soit entre 9 et 10 millions de personnes) et la progression annuelle moyenne de cette tragédie depuis 1997 serait de 3,34%. Globalement 1 français sur 2 est en surpoids.

 

 

 

 

Une stratégie marketing bien ficelée :

 

Les jeunes et même très jeunes sont la cible privilégiée de la restauration rapide.

Pour un jeune enfant, l'attrait du fast-food vient autant de la nourriture que du cadeau offert.

Cette stratégie injuste, trompeuse et illégale qui n'a apparemment pas de limites porte atteinte à la santé des enfants en proposant et en promouvant une habitude alimentaire déséquilibrée.

En effet, cette stratégie bien ficelée propose aux enfants, en plus de la babiole ou de la mascotte, des aires de jeux sur place et pour cette génération connectée des jeux vidéos en ligne, des fonds d'écran à télécharger, la Wi-Fi gratuite, des parrainages d'amis pour gagner des sandwichs supplémentaires ou des « Bigs menus ». Globalement c'est une invitation directe à surconsommer des aliments gras et sucrés.

 

 

 

 

Et l'environnement ?

 

La restauration rapide génère beaucoup de déchets avec une quantité considérable d'emballages utilisés pour servir les repas : papiers, cartons plastifiés, canettes en aluminium, huiles de friture, serviettes, sachets pour sauce, gobelets plastiques avec pailles etc.... Ces emballages à la durée de vie très courte sont en général jetés quelques minutes après la consommation souvent en pleine nature, au bord des routes, à côté des poubelles.

Quant à la gestion de l'énergie et la consommation d'eau, on peut s'interroger ?

Malgré les effets d'annonce, l'aspect environnement ressemble plus à une façade. Un flou semble soigneusement entretenu, les marques investissant davantage dans le « verdissement » de leurs logos au détriment des actions véritables de recyclage.

 

http://www.environnement-et-energie.fr/2015/10/enquete-la-restauration-rapide-cancre-du-recyclage-des-dechets.html

 

 

 

Pas de fréquentation régulière :

 

La restauration rapide fait désormais partie de notre paysage alimentaire. Manger sur le pouce, en France comme ailleurs, est devenu tendance. Même au pays de la gastronomie, les habitudes de consommation changent et le marché du snacking bat des records.

A la limite, pourquoi pas, encore faudrait-il que la qualité et l'équilibre alimentaire soient au rendez-vous ?

De nos jours on peut commander en quelques clics et se faire livrer à domicile ou au bureau. Avec l'arrivée des nouvelles technologies, « start-up » de tous poils s'en donnent à cœur joie : commandes sur tel, paiement par mobile, cartes de fidélité sur smartphone...

En ce qui me concerne ces pratiques me laissent de glace.

 

 

 

 

Mais, même si certaines chaînes vantent quelques efforts en proposant dans leurs menus salades, fruits et légumes, ne nous leurrons pas, sauces et garnitures des plats restent des produits industriels dont on ne connaît pas le processus de fabrication (à quand la traçabilité ?) et l'arrivée sur le marché d'enseignes qui, pour occuper un marché juteux, annoncent des menus à 3 voire 1 euro me laissent totalement rêveur quant à la qualité et l'équilibre alimentaire de l'assiette.

 

Alors si vous êtes tentés et dans le cas d'une fréquentation régulière (ce qui, pour moi, n'est pas la bonne solution), il est bon de garder présent à l'esprit certaines règles :

 

A privilégier le hamburger au pain complet ou aux céréales qui contient le plus de verdure.

préférer en accompagnement,  les salades plutôt que les frites et en condiment de la moutarde à la place d'une mayonnaise industrielle trop grasse et riche en additifs.

Si vraiment votre choix se porte sur les frites s'en tenir à une petite portion (occasionnelle).

En boisson, ce sera de l'eau minérale ou au pire un soda light.

Les produits laitiers, type milk-shakes fabriqués à partir de lait demi-écrémé sont en général trop sucrés.

Pour le dessert, le choix se fera sur les fruits ou les salades de fruits plutôt que sur les pâtisseries et les glaces trop sucrées.

 

En règle générale, sur le plan de l'équilibre alimentaire, la fréquentation de ce type de restauration ne peut et ne doit être qu'occasionnelle.

 

Pour ma part, j'ai fait mon choix et reste fidèle à mon modèle alimentaire, viande, légumes verts, laitage, fruits et verre de vin.

 

A chacun de voir !

 

Qu'en pensez-vous ?

 

 

 

Rédigé par Yves de Saint Jean

Publié dans #Conseils - Infos

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