DES APPLICATIONS POUR MIEUX MANGER

Publié le 9 Octobre 2019

 

 

Vous faites sans doute partie des 60 ou 70% des personnes qui possèdent un smartphone ou ayant une tablette car désormais il faut être connecté !

Vous savez donc ce qu'est une application et sans doute comment la trouver et l'installer sur vos appareils.

Il en existe des centaines de milliers quelles soient médicales, touristiques ou ludiques. Elles vous informent sur l'actualité, votre gestion de budget, calcule vos calories, votre rythme cardiaque etc...

Informaticien de tout poil start-up en vogue rivalisent d'imagination pour nous encombrer de leurs dernières découvertes à y perdre notre latin.

 

A l'heure où l'on découvre que le nombre d'enfants obèses dans le monde a été multiplié par 10 en un peu plus de 40 ans et que le diabète progresse partout on nous annonce la naissance d'applications pour mieux manger.

 

Nos grands-parents et ou même nos parents assis autour de la table de la cuisine ou de la salle à manger se retrouvaient autour des mêmes plats. C'était facile, simple et bon.

 

Aujourd'hui la cousine Émilie est végétarienne, sa sœur Fabienne végétalienne, leur mère est branchée chrono-nutrition, tante Jacqueline s'est découverte fructivore, sa sœur parle de macrobiotique, son frère est, paraît-il, intolérant au gluten, tonton Henri, de retour de voyage, s'est découvert insectivore quant à Jean, le beau frère, il s'est lancé dans le dernier truc à la mode, le régime paléolithique.

 

Ce tableau certes un peu exagéré, montre à quel point il devenu difficile de mettre tout le monde d'accord autour de la table. Si à cela on ajoute les scandales alimentaires à répétitions (vache folle, viande de cheval, steaks hachés gras, fromage analogue etc...) on peut comprendre que dans notre société hyper connectée, « les applis » anti-malbouffe fassent florès.

 

Scanner le code-barres d'un produit est désormais le moyen le plus rapide pour savoir s'il est bon ou non pour soi, quels additifs douteux il contient : graisses saturées, huile de palme, sel, sucre...Les « applis » ne laissent rien passer. Les bons élèves sont classés en vert, les mauvais en rouge.

 

 

 

 

Publicité négative

 

Pensées pour répondre au besoin de transparence réclamée par les consommateurs, ces applications aident à décrypter le charabia des listes d'ingrédients des produits alimentaires ou mêmes cosmétiques.

Elles incitent les marques à être plus vertueuses en les obligeant à élaborer des produits avec moins d'ingrédients nocifs car ces produits mal cotés génèrent de la publicité négative.

 

17% des français utilisent les applications de notation pour faire leurs courses (Opinion Way-Alkémics - mai 2019) .

En cas de soucis de santé particuliers, des applications dédiées ont été créées. Elles proposent des filtres : « sans gluten », ou « sans lactose »... Les diabétiques peuvent disposer de scanner qui envoie des informations à l'application (souvent payante) permettant de vérifier la composition de l'assiette.

Même si personnellement je reste dubitatif sur de tels développements, si ces applications peuvent en aider certains, pourquoi pas !

 

 

 

 

Quid de leur indépendance et comment fonctionnent-elles ?

 

L'aspect trop binaire et pas assez nuancé de certaines applications peut être un reproche. Par exemple un soda qui est produit ultra-transformé peut être classé vert alors qu'un dessert lacté qui comporte quelques additifs sera pointé du doigt et marqué en rouge. L'application ne renseigne pas sur le dosage et la nocivité mais uniquement sur la présence. Un développement serait nécessaire pour nuancer les verdicts.

 

La plupart des applications se basent sur le Nutri-Score et sur la classification Nova qui répertorie les produits selon leur degré de transformation (de 1 à 4).

Elles ont développé à partir de ces informations leurs propres bases de données enrichies par les utilisateurs mais aussi par les marques elles-mêmes.

 

Certaines grandes enseignes ont lancé leurs applications individuelles dont les dévaluation ont été jugées souvent trop indulgentes avec leurs propres produits et sur les sucres en général.

D'ici la fin de l'année UFC-Que Choisir doit lancer son « appli » alimentée par les industriels mais dont les informations seront vérifiées et contrôlées par UFC. A suivre.

 

 

 

Révolution pour le consommateurs

 

Aux États-Unis, une récente étude réalisée par l'université Duke révèle que les personnes utilisant quotidiennement une application pour traquer les calories et autres données nutritionnelles perdent du poids. C'est une nouvelle intéressante.

 

Quant à l'avenir de toutes ces applications attendons de voir car au début on scanne à tout va puis on s'en lasse et d'ailleurs le nombre de nouveaux utilisateurs est entrain de baisser. A terme certaines disparaîtront car trop schématiques.

 

Il est certain que ces applications représentent une vraie révolution pour les consommateurs. Elles ont dans un marché pléthorique de produits alimentaires, une réelle valeur pédagogique et ont un impact certain sur les industriels de l'agro-alimentaire.

 

Même si nous pouvons nous féliciter de certaines avancées technologiques, restons réservés sur cette nouvelle forme d'inquisition que représente ces systèmes d’interconnexion et de l'utilisation qui est faite, à notre insu, de nos propres données (réseaux sociaux etc...)

 

Quant à moi, je demeure fidèle à mon assiette équilibrée mais suis-je peut-être vieux jeu ?

 

 

Yves

 

 

 

 

Quelques sources  :

https://fr.openfoodfacts.org/nova

http://ttps://www.mobizel.com/quest-ce-quune-application-mobile/

https://www.sante-sur-le-net.com/applications-mobiles-pathologies/

Rédigé par Yves de Saint Jean

Publié dans #Conseils - Infos

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A
Bonjour, <br /> <br /> Toutes ces appli, cela peut être bien ( quoi que cela doit en faire pas mal dans le portable avec les appli ceci et cela). Perso, je n' ai pas de téléphone portable ( quand je le dis, on me regarde bizzarement en me demandant comment je fais. eh oui).<br /> <br /> Je ne sais si j' ai raison ou pas mais, je préfère acheter les produits de base que je transforme ( en cuisinant bien sur) ensuite, je lis les étiquettes bon parfois il faut avoir de bon yeux voir une loupe. Et apprendre ce qui est bon pour soi ou pas. Et j' ai appris cela à mes enfants, lire les étiquettes. Une fois avec l' un de mes fils en lisant les étiquettes de différentes marques de lait de coco, nous fûmes surpris en lisant le pourcentage de lipides. Résultat, cette fois là, nous nous sommes passé de lait de coco( j' en ai jamais racheté depuis).<br /> <br /> Pour la recette du trifle, je l' ai faite avec des pommes et un peu de cannelle. Humm, on a bien aimé.<br /> <br /> Merci pour toutes les recettes.<br /> <br /> Bonne journée
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Y
Bonjour<br /> Avec toutes ces informations qui nous arrivent de partout on ne s'y retrouve pas. même en lisant ls étiquettes on arrive à ce faire avoir. Quand on voit ces kilomètres de linéaires dans les supermarchés car les petites boutiques disparaissent les unes après les autres on peut se demander à quoi cela sert d'autant plus qu'une partie de ce que les gens achètent part à la poubelle. Je suis toujours surpris en regardant les caddies remplis à ras bord.<br /> Il faut néanmoins rester vigilant et préférer acheter ces produits sur le marché quand c'est possible.<br /> Merci pour votre commentaire et continuer à cuisiner<br /> amitiés <br /> Yves